L'occitan en France
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Institut de Sociolingüística Catalana
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L'occitan en France
  1. Introduction à la langue
  2. La langue dans le pays où elle est parlée
    1. Données générales sur la communauté linguistique
    2. Description géographique, démographique et linguistique
    3. Histoire générale de la région et de la langue
    4. Statut juridique et politique officielle
  3. Présence et usage de la langue par domaines
    1. Enseignement
    2. Autorités judiciaires
    3. Autorités et services publics
    4. Masse média et technologies de l'information
    5. Production et industries culturelles
    6. Le monde des affaires
    7. Usage familial et social de la langue
    8. Echanges transfrontaliers
  4. Conclusion


1. Introduction à la langue

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2. La langue dans le pays où elle est parlée

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2.1. Données générales sur la Communauté linguistique

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2.2. Description géographique, démographique et linguistique

L'aire linguistique de l'occitan comprend environ un tiers de la France, la principauté de Monaco (excepté les quartiers ligures de la capitale), les vallées alpines italiennes de Torino et Cuneo, et le Val d'Aran, en Espagne.

En France, il englobe les départements suivants: Basses-Pyrénées (sauf le Pays basque), Hautes Pyrénées, Gers, Landes; Gironde et Lot-et-Garonne (à l'exception de La Grande et La Petite Gavacherie); Tarn-et-Garonne, Haute-Garonne, Axiège; une faible partie des Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Tam, Aveyron, Lot; Dordogne (sauf quelques communes de l'ouest); Corrèze; Haute-Vienne (sauf extrême nord); une partie de la Charente; plus de la moitié de la Creuse, Puy-de-Dôme (sauf quelques communes du nord-ouest); quelques communes de l'Allier autour de Gannat; un petit coin sud-ouest de la Loire, autour de Saint-Bonnet-le-Château; Cantal; Haute-Loire, Lozère, Gard; Ardèche (sauf un petit coin nord)- le sud-est de l'Isère; Drôme (sauf le nord du département); Hautes-Alpes, Basses-Alpes, Vaucluse, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-Maritimes (sauf les colonies ligures vues ci-dessus).

La population totale de ces régions est d'environ 13 millions et demi d'habitants (1990). Au cours de ces dernières années, il y a eu une augmentation globale de la population, quoique de distribution inégale: la plus forte s'est produite le long de l'arc méditerranéen (Provence, Languedoc) et autour de certaines villes (Toulouse); par contre la population a diminué au Limousin et dans certains départements de montagne.

Environ 20% de la population née dans le territoire l'a quitté pour aller travailler ailleurs, surtout entre 1963 et 1975. Les causes les plus importantes sont: le manque de possibilités d'embauche, la crise industrielle et la mécanisation des travaux du secteur agricole.

Environ 20% de la population actuelle est née en dehors du territoire (de 30 à 35% en Provence, moins de 20% à l'ouest du territoire). Les principales causes de cette immigration sont: la création de nouvelles industries ainsi que le développement de l'industrie touristique. Cette immigration s'est produite surtout entre 1975 et 1993. Les langues parlées par les nouveaux venus sont majoritairement le français et ensuite les langues de l'immigration (arabe, berbère, etc.).

Quant à la connaissance de l'occitan, l'absence de données fiables rend difficile la détermination du nombre de locuteurs. Dans les années 1940 Ronjat évaluait à dix millions environ le nombre de Français parlant ou ayant une certaine connaissance de l'occitan; Anglade à douze ou quatorze millions. Cependant. ces données semblent totalement irréelles actuellement. Une extrapolation d'une enquête réalisée en Languedoc-Roussillon par Média-Pluriel (1992) permet d'estimer à quelque 3.000.000 les personnes capables de tenir une conversation brève en occitan (2.600.000 personnes l'utiliseraient de temps en temps et 2.000.000 l'utiliseraient en famille et avec les amis). Il faut tenir compte aujourd'hui, d'une part, de l'augmentation de la population et, d'autre part, de la désoccitanisation des villes de grande et moyenne importance. On peut donc fixer en gros à une demie douzaine de millions les gens qui en ont une certaine compétence, ce qui leur permettrait le cas échéant de pouvoir réapprendre l'occitan assez aisément.

La structure économique des régions du domaine linguistique de l'occitan se caractérise par: la surreprésentation de l'agriculture; la grande vitalité du secteur tertiaire, et un processus général de désindustrialisation. La distribution de la population reste liée aux énoncés précédents: grande importance de la population employée dans le secteur agricole et dans le tertiaire; diminution constante de la population employée dans les mines et dans l'industrie. Le niveau de vie de ces régions est légèrement inférieur à la moyenne nationale.

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2.3. Histoire générale de la région et de la langue

Au Moyen Age, l'occitan (traditionnellement appelé langue d'oc), a incontestablement été une grande langue de civilisation et le moyen d'expression d'une communauté humaine originale et d'une culture importante; à la fois langue littéraire (la lyrique des troubadours), et véhiculaire (langue juridique et administrative qui restera solide jusqu'au XVe siècle).

À partir de la fin du XVe siècle, l'usage administratif de l'occitan commence à diminuer d'une manière progressive, et plus ou moins accentuée selon les régions. Après 1550, existe déjà une distance entre l'usage écrit et l'usage oral, bien qu'il se soit produit à la même époque une première renaissance littéraire. Mais, socialement, la langue d'oc est déjà atteinte et poursuivra désormais une vie culturelle larvée, bien que son usage populaire se soit maintenu extrêmement vivant jusqu'à la Révolution.

La communauté linguistique occitane a connu un regain d'intérêt pour sa langue, suite à l'important renouveau culturel qui s'est produit à partir de la seconde moitié du XIXe siècle (création de mouvements culturels, le Félibrige, Frédéric Mistral la Societat destudis Occitans, l'Institut d'Estudis Occitans) sans que cela ait entraîné pour autant une forte adhésion populaire. Il faut citer également les organisations d'enseignants et d'écrivains.

L'Occitanie n'a pas connu de "conflit linguistique" proprement dit vu que la prépondérance générale du français n'y a jamais été remise en cause. Malgré tout, il semblerait que les actions en faveur de l'occitan soient assez systématiquement ralenties par certains pouvoirs publics. Par contre, d'autres administrations locales ou régionales font preuve de tolérance et de bienveillance à cet égard, ce qui a entraîné le développement de politiques régionales en certains endroits et la mise en place de cours d'occitan dans le système scolaire.

En ce qui concerne les institutions de l'Europe, la Commission des Communautés Européennes, avec le concours du Bureau Européen des Langues Moins Répandues, a concédé une aide financière pour certaines actions (rencontres d'élèves et d'enseignants; aide à la mise en place d'un dictionnaire informatique de l'occitan en Région Languedoc-Roussillon, aide aux Calandretas, écoles maternelles et primaires en occitan).

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2.4. Statut juridique et politique officielle

Suite à une modification récente, la Constitution Française établit que le français est la seule langue officielle de la République.

Certaines régions (Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, et en moindre mesure, Provence-Alpes Côte d'Azur) ont développé une politique en faveur de la culture occitane. Il s'agit d'aider certaines entreprises (enseignement, mouvements culturels, publications) et de favoriser l'emploi public de l'occitan.

La région Languedoc-Roussillon, a mis en place depuis quelques années un début de politique en faveur de la langue et de la culture occitanes visant à mesurer les manifestations d'existence sociale de l'occitan, à travers une enquête d'opinion (1991), et d'autres enquêtes plus spécifiques (1993).

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3. Présence et usage de l'occitan par domaine

3.1. Enseignement

La Loi Deixonne (1951), ainsi que d'autres décrets et circulaires ultérieurs du Ministère de l'Éducation Nationale, autorisent un minimum de présence des langues régionales dans l'enseignement public et laissent la porte ouverte aux écoles privées.

En ce qui concerne l'enseignement maternel, l'occitan est la principale langue d'enseignement dans quelques centres (les écoles privées bénéficiant d'aides publiques, appellées Calandretas) et une matière facultative dans certains autres. En outre, la situation est très variable d'un lieu à l'autre.

L'occitan est la principale langue d'enseignement dans quelques écoles primaires (Calandretas) et une matière facultative dans d'autres. Dernièrement, il s'est produit une certaine baisse quant au nombre d'élèves concernés par l'enseignement de l'occitan.

Il faut ajouter que les élèves ayant reçu à l'école primaire un enseignement de ou en occitan ne sont jamais sûrs de pouvoir continuer cet enseignement dans la suite de leur scolarité.

À la rentrée 1993, il y avait 17 Calandretas préscolaires et primaires qui donnaient les cours en occitan (soit un total de 665 élèves), bien qu'il faille signaler que ces écoles continuent à être très peu nombreuses par rapport au total des élèves.

Dans l'enseignement secondaire, l'occitan est une matière facultative dans certaines écoles. La tendance des dernières années montre une légère augmentation du nombre d'élèves qui choisissent les cours d'occitan, bien que l'enseignement de l'occitan dépende énormément de la volonté des enseignants et des élèves, étant donné que le suivi est mal assuré. La situation est la même pour l'enseignement professionnel et technique.

En ce qui concerne l'enseignement universitaire, l'occitan est utilisé dans la formation des enseignants et est enseigné comme langue moderne dans les universités. Actuellement, environ 200 étudiants reçoivent la plus grande partie de leur formation dans cette langue, environ 1500 étudiants reçoivent quelques cours en occitan, langue enseignée au total à environ 3000 étudiants. L'occitan est seulement utilisé dans les filières "occitan" existantes (premier cycle et licence des universités littéraires concernées, avec des chiffres variables mais toujours faibles selon les établissements concernés). Il faut également souligner la création récente d'un CAPES d'occitan. La présence de l'occitan dans les ouvrages scolaires ou universitaires est très faible.

Pour ce qui est de la formation des enseignants, l'Etat n'a pas pris de dispositions afin de garantir une formation de base supplémentaire aux enseignants. La formation en occitan des enseignants (en particulier dans les Institut de Formation des Maîtres, pour le premier et le second degré) n'est pratiquement pas assurée, malgré certains efforts entrepris localement. Il n'existe pas d'organisme d'inspection.

Les initiatives populaires entreprises par l'entourage social des Calandretas ont permi de maintenir un certain niveau d'enseignement de l'occitan, malgré les réticences envers l'enseignement de l'occitan qui existent toujours dans certaines domaines. Par exemple, la création du CAPES se doit à l'intervention de ces associations.

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3.2. Autorités judiciaires

Seul l'emploi du français est permi dans les tribunaux, sauf cas de force majeure (sujet monolingue occitan, ce qui n'existe pratiquement plus). Quant au reste -la validité des textes rédigés en occitan, la disponibilité de versions des lois en occitan, l'utilisation de l'occitan devant les tribunaux, la disponibilité des interprètes et les mesures pour assurer la compétence linguistique des employés des tribunaux- l'occitan en est tout à fait absent.

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3.3. Autorités et services publics

L'occitan n'est jamais employé dans l'administration de l'Etat et dans les rapports de celle-ci avec les citoyens. Il en est de même dans l'administration régionale, sauf cas d'espèces (services spécialisés de cette administration). Il y a un usage très sporadique de l'occitan dans l'administration locale.

La langue écrite employée par les divers services étudiés est toujours le français, et il n'est pratiquement jamais possible d'employer l'occitan dans les contacts avec les organismes publics et para-publics.

L'usage local de l'occitan, sporadique mais réel, a diminué jusqu'à disparaître (petites villes, villages). La situation n'a pas changé au cours des dernières années. Les pressions populaires exercées en ce sens ont été trop faibles et trop dispersés pour être suivies de résultats.

Nous n'avons pas de données sur la politique du gouvernement régionale référent à la langue de l'information aux consommateurs.

En ce qui concerne les noms et toponymes, ainsi que l'adoption et l'usage officiel des formes traditionnelles et correctes des noms de lieux en occitan, il est permi d'utiliser les noms de famille en occitan, bien qu'en revanche il y ait des réticences quant à l'occitanisation des toponymes officiels, des panneaux de signalisation routière et des affiches et communications des services publics.

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3.4. Mass médias et technologies de l'information

L'usage de l'occitan n'est pas interdit mais il n'est pas non plus officiellement encouragé.

Dans la presse quotidienne et périodique, certains journaux incluent une page en occitan par semaine (La Marseillaise) ou un article en occitan (La République des Pyrénées). Il existe une vingtaine de publications (il s'agit surtout de publications d'associations de militants occitanistes et de revues culturelles et littéraires) utilisant l'occitan, et qui paraissent entre 2 et 6 fois l'an. Les pouvoirs publics du Languedoc-Roussillon et du Midi-Pyrénées donnent quelques aides financières à ces publications.

Aucune radio publique n'émet ses programmes en occitan: elles accordent très peu de place à l'occitan. Les radios privées en occitan que l'on peut capter dans le territoire sont également très peu nombreuses. Dans ce sens, les émissions de Radio Paü (qui a son siège à Pau mais a élargi son champ d'action à l'ensemble de la Gascogne) ne sont que l'exception qui confirme la règle. Quelques autres radios privées accordent une présence assez limitée (de 10 à 20% des émissions) à l'occitan.

Il en est de même avec les télévisions publiques: l'occitan n'est utilisé que dans quelques émissions hebdomadaires de France 3 (éditions de Midi-Pyrénées-Languedoc et Provence-Meditérranée). Il n'y a pas de diffusion des films ou de feuilletons doublés en occitan. Les télévisions privées ne lui accordent aucune place, sauf cas d'espèce local très limité.

Finalement, dans le secteur de l'informatique, il n'y a pas de problèmes pour reproduire l'occitan sur les claviers et imprimantes courants (tant Mac que PC). Il n'existe qu'un seul logiciel en occitan (GIDIILOC).

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3.5. Production et industries culturelles

Au cours de la période 1990-1992, environ 50 livres en occitan ont été publiés chaque année, bien que nous ne puissions pas disposer de statistiques fiables dans ce domaine. Il s'agit principalement de livres pour enfants, des manuels scolaires, des nouvelles brèves, et des ouvrages de poésie et religieux.

Dans le secteur de la musique traditionnelle, la présence de l'occitan est assez importante grâce aux activités entreprises par de nombreux chanteurs et groupes (Jan Maria Carlotti, Rosina de Pèira, Claude Marti, etc.). En revanche, l'usage de l'occitan est beaucoup plus faible dans la chanson moderne.

Sans le monde de la scène, il existe quelques troupes de comédiens qui jouent régulièrement en occitan: La Carrièra, La Rampa, etc. De nombreux groupes amateurs ont été pris en considération dans un recensement dont les résultats n'ont à notre connaissance pas encore été publiés. Les autorités régionales contribuent quelquefois au financement de ses groupes.

Seuls quelques rares films ont été tournés dans le territoire (exceptionnellement dans le cas des long-métrages), comme par exemple L'orsalhièr, Histoire d'Adrien, Champ d'honneur, ainsi que quelques documentaires. Cependant aucun film n'a été tourné ou doublé en occitan.

Finalement, il existe depuis 1993 un service linguistique créé par la Région Languedoc-Roussillon et l'Université de Montpellier.

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3.6. Le monde des affaires

La connaissance de l'occitan n'est pratiquement jamais requise pour accéder à un emploi , sans que ceci signifie que l'occitan ne soit pas utile dans certains emplois.

Dans la publicité sur la voie publique, seules quelques messages institutionnels sont rédigés en occitan. A la radio, quelques campagnes se font en occitan. En revanche, l'occitan n'est jamais utilisé dans les annonces publicitaires à la télévision, entre d'autres raisons parce qu'il n'y a pas de chaînes de télévision qui émettent des émissions en occitan.

Quant aux informations au consommateur, l'occitan n'est utilisé que pour des usages symboliques liés à l'origine ou l'authenticité de produits du terroir, malgré quelques initiatives locales et sporadiques demandant l'utilisation de l'occitan. Cependant, la région Languedoc-Roussillon accorde quelque soutien à l'usage de l'occitan dans ce secteur.

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3.7. Usage familial et social de la langue

Seule une minorité de parents cultivés parlent occitan avec leurs enfants, alors que la transmission de l'occitan dans les secteurs ruraux de la société s'est peu à peu éteinte depuis les années cinquante. En effet, bien que bon nombre de personnes soient en principe capable de parler l'occitan, fl n'y a que 10% qui le parlent fréquemment avec les amis ou la famille.

Bien qu'il existe une version occitane des principaux textes religieux (Ancien et Nouveau Testament) et un livre de messe, très peu des cérémonies religieuses sont célébrées en occitan.

La connaissance de l'occitan est perçue comme peu utile pour l'avenir, étant donné son manque de prestige. En effet, il semble que l'intérêt vers l'occitan porte beaucoup plus sur sa valeur culturelle et symbolique pour l'identité régionale que sur son utilité pratique.

Ainsi, l'introduction de l'occitan à l'école doit encore faire face aux attitudes traditionnelles qui considèrent la classe comme un endroit où il a toujours été interdit de parler en occitan.

En ce qui concerne les jeunes, ils n'apprennent l'occitan que dans la mesure où un enseignement de/en occitan leur est offert dans des conditions acceptables et où cet enseignement s'accompagne d'un environnement valorisant (activités culturelles, intérêt et présence des locuteurs naturels), ce qui n'est d'ailleurs pas toujours le cas.

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3.8. Echanges transfrontaliers

Plusieurs échanges se sont produits avec le Val d'Aran et les vallées occitanophones de l'Italie. L'État a tendance à renvoyer systématiquement aux organismes locaux et régionaux le traitement de ces questions.

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4. Conclusion

Les données disponibles sont trop souvent fragmentaires, insuffisantes voir inexistantes afin de pouvoir donner une vision d'ensemble plus précise, et nous n'avons retenu ici que celles qui présentent une certaine garantie. Elles révélent que l'existence sociale de l'occitan, comme ses divers emplois écrits ou oraux ou encore sa place dans les organismes communs de la société ne font l'objet en général d'aucune sorte dévaluation contrôlée et suivie (sauf exceptions notables, comme par exemple celle de la Région Languedoc-Roussillon).

La langue occitane est généralement reconnue comme telle, et comme bien commun, ce qui représente un progrès notable par rapport aux décennies antérieures. Cette reconnaissance s'est néanmoins accompagnée d'une diminution régulière des usages sociaux, par la non-transmission intergénérationale et le prestige nul de la langue, qui est perçue comme inutile.

Les efforts entrepris, soit par d'associations privées, soit par d'organismes publics (surtout régionaux) ont contribué à donner à l'occitan un statut intellectuel moins précaire qu'auparavant, sans pour autant agir en profondeur sur ses emplois. L'intérêt manifesté par les populations régionales, est favorable à la langue et la culture, quoique fragile. Il faudrait donc que dans l'ensemble des populations concernées, la sympathie passive se transforme en sympathie active.

Les initiatives entreprises par les Calandretas -bien que louables et importantes- ne portent malgré tout que sur un nombre très restreint d'élèves, alors que le système éducatif, dans son ensemble ne fait guère pour promouvoir la production linguistique en occitan. Il faudrait donc une officialisation réelle de l'occitan dans l'enseignement, de pair avec une mise en valeur de la langue.

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