L'arvanite / albanais en Grèce
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Institut de Sociolingüística Catalana
L'arvanite / albanais en Grèce
(Arvanitika- Arvanit(ë)- Arbricht(e) en Grèce centrale et méridionale, Shqip en Grèce du Nord)

  1. Introduction à la langue
  2. La langue dans le pays où elle est parlée
    1. Données générales sur la communauté linguistique
    2. Description géographique, démographique et linguistique
    3. Histoire générale de la région et de la langue
    4. Statut juridique et politique officielle
  3. Présence et usage de la langue par domaines
    1. Enseignement
    2. Autorités judiciaires
    3. Autorités et services publics
    4. Masse média et technologies de l'information
    5. Production et industries culturelles
    6. Le monde des affaires
    7. Usage familial et social de la langue
    8. Echanges transfrontaliers
  4. Conclusion


1. Introduction à la langue

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2. La langue dans le pays où elle est parlée

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2.1. Données générales sur la Communauté linguistique

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2.2. Description géographique, démographique et linguistique

On décèle des traces de la présence albanaise en Grèce entre le XIe et le XIIe siècle. Toutefois, c'est entre 1350 et 1450 que prit place le principal courant migratoire, lorsque princes et souverains byzantins, catalans, florentins et vénitiens invitèrent les Albanais à s'installer dans les régions désolées et peu peuplées de Grèce centrale et méridionale. D'aucuns pensent même que des remaniements militaires dans la région auraient contribué au flux migratoire.

Les migrations se sont poursuivies à l'époque ottomane non seulement avec des colons chrétiens mais aussi avec des musulmans. Pendant tout le XIXe siècle et durant les premières décennies du XXe siècle, un nombre conséquent de chrétiens albanais s'installèrent dans l'Etat grec, notamment dans les régions albanophones. Toutes ces populations sont en quelque sorte les "ancêtres" des Arvanites en Grèce centrale et méridionale.

Au fil des siècles, les Arvanites se grécophonisèrent et s'hellénisèrent de plus en plus, ainsi que le leur permettaient à la fois leur religion chrétienne orthodoxe et les traits culturels qu'ils partageaient avec les autres peuples balkaniques. En ce qui concerne la langue, on avait également pu observer le processus inverse, jusqu'au début de ce siècle et à une petite échelle. Deux facteurs essentiels ont contribué à façonner l'identité des Arvanites: la politique ottomane des millets et le prestige social qu'exerçaient l'identité et la culture grecques. La naissance de l'Etat grec moderne enclencha un processus d'assimilation des langues périphériques, dans lequel le système scolaire et le service militaire jouèrent un rôle décisif. La présence dynamique des Arvanites dans les rouages de l'administration et dans la vie politique, se conjuguant avec le caractère tardif du processus d'édification nationale en Albanie, contribua à forger l'image qu'offre aujourd'hui la communauté.

Jusqu'en 1940, l'appellation officiellement et largement répandue pour désigner les Arvanites et leur langue était respectivement Albanais ou Gréco-Albanais et albanais ou gréco-albanais, même s'ils étaient considérés comme un élément constitutif de la nation grecque. C'est dans ce sens que l'on assista (jusqu'en 1900) à des tentatives pour fonder un état gréco-albanais. Il convient d'ajouter que les termes "Arvanitès", "Arvanitia", se réfèraient également à l'époque aux Albanais et à l'Albanie.

L'Etat et l'appareil administratif grecs n'exercèrent pas de pressions pour encourager l'hellénisation des Arvanites, ainsi qu'on avait pu le voir dans d'autres cas dans les Balkans, celle-ci s'étant déjà opérée du fait même de l'histoire. Le problème était celui de l'assimilation linguistique et dans le passé, des mécanismes coercitifs furent mis en oeuvre dans ce sens.

Les Arvanites étaient jadis extrêmement conservateurs, ce qui se traduisit dans le passé par des prises de positions royalistes et l'attachement d'une bonne partie d'entre eux à l'Eglise orthodoxe des anciens-calendaristes. L'urbanisation consécutive à la Seconde Guerre Mondiale constitua un autre facteur qui joua son rôle dans le recul de la langue, notamment dans les régions où la population était homogène. Nous disposons d'informations assez complètes sur l'expansion de l'albanais aux siècles précédents puis sur son recul.

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2.3. Histoire générale de la région et de la langue

Indépendamment du degré de recul de la langue, une donnée qui est fondamentale, nous décrirons ci-dessous les zones d'implantation des Arvanites aujourd'hui. Pour donner un aperçu des disparités qui apparaissent dans l'usage de la langue selon les régions, notons à titre d'exemple qu'en 1993, alors qu'à Angelokastro (département de Corinthie), la plupart des individus âgés de plus de 30 ans parlent l'arvanite, à Koklas (sous-préfecture de Trifyllia), on ne trouve que trois personnes âgées de plus de 70 ans qui le parlent. Dans la plupart des cas, en quittant leur village, les locuteurs renoncent en même temps à la langue, même si la concentration d'Arvanites dans les nouveaux lieux d'installation est forte. Ainsi, même à Thiva (Thèbes), seul un nombre infime de jeunes ont une quelconque connaissance de la langue; il en va de même à Livadia, et cela bien que des locuteurs en provenance de villages voisins viennent s'y installer continuellement, quand ce ne sont pas des villages entiers, comme par exemple le village de montagne d'Elikonas, dont les habitants sont dans leur totalité venus s'installer à Livadia. Il va de soi que l'on rencontre des locuteurs, pour ne citer que ces exemples, tant à Atalandi en Phtiotide qu'à Desfina en Focide. Notons que la plupart des villages de Grèce centrale et méridionale sont homogènes.

A. La répartition de l'arvanite parlé par les Arvanites (Arbëror) de Grèce centrale et méridionale, par départements se présente comme suit:

B. Le groupe qui arrive en second rang au point de vue numérique est constitué par les Arvanites de Tsamouria en Epire. Ils constituent la limite la plus méridionale d'expansion de la langue albanaise, où soit parlée la variété dialectale dite tsam. Cette population importante répond au nom de Tchams et la région où elle est implantée est appelée Ts(i)amiko. Les Tchams musulmans ont émigré massivement en Albanie, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. La majorité d'entre eux ayant collaboré avec les forces d'occupation, le reste de la population a été conduit à exercer des représailles et les Tchams ont été expulsés par la Résistance grecque. Aujourd'hui, on ne recense guère plus de 100 à 150 sujets Tchams musulmans en Grèce.

Les locuteurs chrétiens de la variété dilaectale tcham sont, quant à eux, implantés dans les départements suivants:

Il convient de noter ici que les habitants des zones ci-dessus répugnent à se désigner comme Tchams. Aujourd'hui, cette dénomination s'applique essentiellement aux musulmans qui habitaient la région auparavant.

C. Le troisième groupe d'Arvanites comprend des réfugiés de Thrace orientale, qui se sont installés en Grèce après 1920. Ils se désignent eux-mêmes comme Shqiptar, ce qui constitue un indice du caractère postérieur de leur migration.

Aujourd'hui, ils sont installés dans les départements suivants:

On dénombre en outre trois villages albanophones dans le département de Florina, bien que l'on rencontre quelques locuteurs dans trois autres villages; un village situé au nord de Konitsa est également albanophone: on y parle la variété dialectale dite tosque.

L'albanais (arvanite) qui est parlé en Grèce appartient dans sa totalité au dialecte tosque. Les tentatives de recensement et de regoupement des parlers locaux sont très peu nombreuses; quant aux quelques études qui ont été réalisées, elles ne sont pas publiées. Les arvanitophones de Grèce méridionale constituent le seul groupe linguistique de Grèce dont la langue ait été étudiée scientifiquement du point de vue socio-linguistique. Ce qui est sûr, c'est que dans un assez grand nombre de cas, la migration interne intervenue lors des derniers siècles a donné lieu à une extrême variété idiomatique dans chaque région, comme en témoignent certaines enquêtes menées sur l'Attique et la Béotie.

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2.4. Statut juridique et politique officielle

Il n'a jamais existé de statut légal régissant la place de l'arvanite. Jusqu'en 1951, année où ont été recensés dans des statistiques officielles les locuteurs d'autres langues que le grec, il était fait mention de l'arvanite, même si les chiffres étaient considérablement minimisés.

Aujourd'hui, les services de l'Etat sont indifférents en ce qui concerne l'usage de la langue. Il est très rare de voir se manifester une politique dissuasive pour ce qui est de l'usage de la langue, et lorsque tel est le cas, celle-ci émane plutôt du bas de l'échelle.

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3. Présence et usage de la langue par domaine

3.1. Enseignement

La politique de dissuasion systématique concernant l'usage de la langue, déjà reléguée dans le cercle familial, s'est poursuivie, par l'intermédiaire des instituteurs, jusque dans les années 1970 environ.

Au milieu des années 1980, dans un ou deux villages et dans le cadre d'associations culturelles, une tentative d'enseignement de la langue à des adultes sous forme de cours particuliers a vu le jour, mais n'a rencontré aucun écho chez les habitants.

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3.2. Autorités judiciaires

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3.3. Autorités et services publics

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3.4. Mass médias et technologies de l'information

Dans de rares cas et essentiellement sur des stations locales, on peut entendre des chansons arvanites.Toutefois une remarquable série d'émissions sur la radio nationale, il y a une dizaine d'années, a été perçue très négativement par les autorités.

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3.5. Production et industries culturelles

Après 1981, le gouvernement PASOK a encouragé la création et l'essor d'associations culturelles locales, le climat de l'époque étant en outre une garantie de tolérance pour toute tentative visant à la sauvegarde des langues périphériques. Ainsi, en 1982 est fondée à Athènes l'Association arvanite de Grèce qui développe une activité importante et implante un grand nombre d'annexes dans les villages. Pendant une dizaine d'années, sont organisés un assez grand nombre de festivals comportant des chansons arvanites et une revue bimensuelle, Bessa, est publiée. La "ligne" de l'Association n'omet pas de souligner l'"unité des peuples grec et albanais, puisque tous deux dérivent de la tribu grecque grécopelasgique", se ralliant au point de vue selon lequel "l'arvanite est la langue mère du grec classique". Ceci dit, la revue comporte des textes et des chansons en arvanite et opte pour une double graphie, en alphabet grec et albanais. Ce mouvement qui est essentiellement localisé en Attique, en Béotie et en Corinthie, existe également ailleurs de façon très sporadique, comme par exemple dans le village de Tihéro (département d'Evros). On peut lire des textes arvanites dans plusieurs journaux locaux (contes, chansons) et les collectivités locales organisent des colloques, de caractère laographique et historique. Des contacts sont même pris avec des albanophones d'Italie. Depuis lors, des disques et des cassettes de chansons arvanites sont disponibles. Notons qu'un concert organisé à Athènes en 1987 a rencontré un accueil hostile auprès des services secrets. Signalons en outre la parution de quelques rares ouvrages comportant des chansons et des textes en arvanite. L'Association décline en 1992, à la fois du fait de problèmes internes et de facteurs exogènes négatifs: montée du nationalisme à l'occasion de l'affaire de la Macédoine, arrivée des réfugiés albanais. Le dernier numéro de la revue Bessa paraît en 1994.

Au niveau de la culture populaire, du moins jusque dans les années 1950, il existe une production de chansons populaires, un phénomène qui, dans deux cas au moins, a également été constaté dans la dernière décennie.

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3.6. Le monde des affaires

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3.7. Usage familial et social de la langue

L'arvanite a été considérablement influencé par l'environnement linguistique grécophone et a évolué -notamment pour ce qui est de la langue parlée en Grèce centrale et méridionale- durant des siècles, indépendamment de tout contact avec les communautés albanaises et avec l'Albanie contemporaine.

Comme dans tous les cas analogues, l'arvanite de Grèce centrale et méridionale est de plus en plus influencé dans sa morpho-phonologie par le grec. C'est ainsi qu'il a acquis un statut distinct de l'albanais.

Après 1900, -et c'est là un phénomène commun à toutes les langues périphériques de Grèce- l'administration mais également des "porte-paroles" de la communauté utilisent et privilégient à propos de la langue des théories et des dénominations qui visent à la différencier de la langue véhiculaire officielle correspondante, de manière à ce que celle-ci s'impose comme une langue autonome. Parallèlement, on cherche à accréditer la thèse d'une langue indigente et "non civilisée", qui serait en outre un "dialecte gréco-albanais". L'impact de tels facteurs sur le recul de la langue ne saurait être ignoré dans ce cas comme dans bien d'autres en Grèce; au demeurant, il est manifeste que certains processus sociaux et historiques ont en l'occurrence joué un rôle plus décisif. De la même façon, il serait abusif d'affirmer que la disjonction avec l'identité nationale correspondante a été induite par les facteurs en question, dans la mesure où il n'a en fait jamais existé de connexion entre les deux.

L'usage de la langue sur une base quotidienne n'est le fait que des plus vieilles générations, comprises dans la tranche d'âge des 50 ans et plus, ces derniers constituant les locuteurs compétents. Cet usage se limite habituellement à l'échelle du village, un phénomène qui n'est pas nouveau, ainsi qu'aux échanges de caractère non-officiel. Les jeunes générations utilisent davantage le grec et, secondairement l'arvanite, notamment lorsqu'ils expriment une intimité, et constituent les locuteurs terminaux. Enfin, la tranche d'âge des moins de 30 ans étant, dans sa grande majorité, incapable de s'exprimer en arvanite, l'usage qu'elle fait de la langue est extrêmement restreint.

Cette situation de moyen terme concerne uniquement les régions où la langue résiste, autrement dit l'ouest de l'Attique, l'est du département de Corinthie, les sous-préfectures de Trézène et d'Hermioni, la Béotie, quelques villages de la région de Karistos, et pratiquement toute la Grèce du nord. Dans une même agglomération, il n'est pas rare d'enregistrer des différences notables d'une famille à l'autre.

S'il apparaît que dans les régions où la population est dense, la langue arvanite se maintient, de multiples facteurs invitent à moduler les théories généralisatrices sur la résistance de la langue. Ainsi par exemple, en Attique, alors que la langue est bien vivante dans la bourgade industrielle d'Aspropyrgos, en revanche, dans le village relativement isolé d'Ano Souli, aucun individu de moins de 30 ans n'est à même de s'exprimer, ne serait-ce que de façon rudimentaire, en arvanite. Ce qui est sàr, c'est que, contrairement aux autres langues périphériques, on enregistre une brutale désaffection dans les dix dernières années.

On a enregistré un regain relatif de la langue du fait de l'arrivée massive en Grèce après 1990 de réfugiés albanais, dont une fraction importante s'est installée dans les villages albanophones. Bien que cette situation n'implique aucunement l'apparition de sentiments d'"appartenance commune" avec les Albanais et l'Albanie, -en fait, c'est même plutôt le contraire qui se produit-, elle a fait l'objet de commentaires négatifs de la part des services secrets grecs.

Le sentiment général d'une langue pauvre et inférieure et la conviction que l'arvanite ne constitue pas une langue écrite ont été soigneusement entretenus par l'administration, au point qu'aujourd'hui même les Arvanites cultivés adhèrent parfaitement à ces théories.

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3.8. Echanges transfrontaliers

En dehors des échanges avec les albanophones d'Italie, les contacts avec l'Albanie étaient réduits au minimum; y faisaient obstacle à la fois les relations entre les deux Etats et l'attitude négative des communautés face à toute forme de parenté avec les Albanais et l'Etat albanais.

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4. Conclusion

Aujourd'hui encore, il n'est pas rare de voir quelqu'un dissimuler son identité ou son origine arvanite. Le stéréotype négatif de l'Arvanite, synonyme de vaniteux, têtu et mauvais, est toujours ancré dans les mentalités et les souvenirs des humiliations subies à l'école ou à l'armée sont encore vivaces chez les personnes plus âgées.

Le mépris pour la langue, qui initialement découlait de l'idéologie officielle, caractérise aujourd'hui la communauté dans son écrasante majorité.

Les intellectuels de la communauté ont répondu à cet état de choses par une attitude largement répandue dans les minorités linguistiques de Grèce, c'est- à- dire en s'efforçant de démontrer que la langue vient du grec ancien, ce qui est du reste un fait acquis pour la majorité grécophone. Dans le même temps, ils ont entrepris de fonder un statut autochtone des Arvanites, en passant sous silence les liens qui les unissent aux Albanais, liens qui sont jugés outrageants par les membres de la communauté.

Par ailleurs, l'émiettement géographique des communautés a eu un impact négatif sur la création d'une forme d'identité collective, encore que la compréhension mutuelle ne pose pas de problèmes particuliers.

L'identité arvanite chez les locuteurs de la langue ou chez les sujets originaires de la communauté est parfaitement compatible avec l'identité et la conscience grecques. Néanmoins, les efforts énergiques mis en oeuvre pour sauvegarder et cultiver la langue, du moins lorsqu'ils n'émanent pas d'instances officielles, ont toutes les chances d'être perçus comme "nationalement suspects".

Notons encore que l'installation massive de réfugiés albanais en Grèce après 1990, tout en rendant évidente la parenté linguistique -puisqu'il existe une compréhension réciproque partielle- n'a entraîné aucun changement dans les prises de positions de la communauté à l'égard des Albanais et de l'Etat albanais.

Nous pouvons donc facilement conclure de tous ces éléments que, non seulement il n'existe pas de problème de clivage de la conscience nationale/ethnique des Arvanites, mais davantage encore que la question ne saurait même être posée comme telle. Si une question se pose, c'est celle de la sauvegarde de la langue.

Et cela parce que, ainsi qu'il est apparu dans cet exposé, aucun désir de la conserver ne se fait jour chez ses locuteurs ou chez les sujets qui sont issus d'un milieu où la langue est parlée, ce qui se traduit par l'absence de toute tentative collective, sous quelque forme que ce soit, dans ce sens.

L'absence de ressourcement des locuteurs de l'arvanite est telle qu'elle fait aujourd'hui de cette langue la plus vulnérable des langues périphériques qui sont parlées en Grèce.

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©Euromosaic